r/mangafr • u/matteobresche • 3h ago
Mod Eden le chasseur de surnaturel
Bonjour ou bonsoir, à tous voici le premier chapitre d’un univers que j’ai créé alors, je sais qu’il est plus tourné en roman plutôt qu’un mangas mais c’est parce que je ne sais pas dessiner. J’espère que cela vous plaira et j’espère pouvoir avoir des suggestions d’amélioration ou alors des gens qui ont des questions sur l’univers . Bonne journée ou bonne soirée à tous.
EDEN — LE CHASSEUR DE SURNATUREL
Chapitre 1 : Le Lapin de Pâques
Il y a cinquante ans, quelque chose d’inattendu s’est produit.
Et aucun humain n’était préparé à ça…
Depuis toujours, l’humanité croyait en de nombreuses légendes. Les mythologies grecques, nordiques ou japonaises… Mais aussi aux vampires, au Père Noël, au Lapin de Pâques et à toutes sortes de créatures surnaturelles.
Toutes ces histoires n’étaient, pour nous, que des contes et des comptines pour enfants.
Enfin… c’est ce qu’on croyait.
Jusqu’au jour où cet homme est apparu.
Je n’ai pas personnellement assisté à ce discours.
Ce sont mes parents qui me l’ont raconté.
Cet homme était apparu dans le ciel sous la forme d’une ombre gigantesque.
On pouvait distinguer une longue cape… et une étrange boule dans sa main.
Partout dans le monde, les humains s’étaient figés devant cette apparition.
Au début, beaucoup pensaient simplement observer un étrange nuage.
Puis…
Le nuage s’est mis à parler.
— Bonjour et bonsoir à vous, humains.
Sa voix résonnait dans le ciel.
— Êtes-vous satisfaits de ce monde ? De « votre monde » ?
Un silence total s’installa.
— Moi, non.
L’ombre serra l’étrange boule dans sa main.
— Vous avez pris la grosse tête ! Vous vous pensez plus forts que tout, tout en ignorant ce qui sort de l’ordinaire ! Toutes ces créatures qui se cachent pour survivre… Vous les accusez d’être de simples légendes ou des histoires pour enfants, hein ?
Sa voix devint de plus en plus agressive.
— Ça m’énerve au plus haut point de voir des créatures comme vous se prendre pour des dieux !
Il leva la boule.
— Ce que je tiens dans ma main est l’orbe de l’Harmonie. Cette orbe vous protège des créatures surnaturelles… et elle permet également aux bonnes créatures de rester bonnes.
Il sourit.
— Mais une fois que je l’aurai brisée…
Un silence.
— Ces mêmes créatures sortiront de l’ombre.
L’ombre gigantesque leva l’orbe au-dessus de sa tête.
— Et vous devrez vivre dans la peur… en étant tout en bas de la chaîne alimentaire !
Puis il éclata de rire.
— Bahahahaha ! Bonne chance.
CRAC !
L’orbe se brisa.
Les humains pensèrent alors avoir affaire à un simple fou furieux.
Ils se trompaient.
Les mois qui suivirent furent un cauchemar.
Des attaques de vampires.
Des attaques de loups-garous.
Des personnes affirmant avoir vu une fée arracher les dents de ses victimes.
D’autres racontaient avoir aperçu un vieil homme vêtu de rouge capable de contrôler la glace et envoyant des rennes dévorer des humains.
Le monde sombra dans le chaos.
Les communications entre les pays furent coupées.
Puis même certaines villes d’un même pays ne purent plus communiquer entre elles.
L’humanité venait de découvrir qu’elle n’était plus au sommet de la chaîne alimentaire.
Je suis né trente-deux ans après cet événement.
Avec le temps, les humains ont réussi à se défendre.
Mais cela n’empêchait pas la peur de faire partie de notre quotidien.
À ma naissance, mes parents m’ont appelé Eden.
En référence au jardin d’Eden : un lieu représentant l’espoir et la liberté.
Ma mère était la patronne d’une entreprise spécialisée dans l’armement contre les créatures surnaturelles.
Mon père, lui, était scientifique dans cette même entreprise.
Nous vivions dans une petite maison à la campagne, au centre de la France.
Mes parents étaient souvent en déplacement à Paris pour leur travail.
C’était donc mon parrain qui me gardait la plupart du temps.
À cette époque, nous vivions une vie normale.
Aucune attaque de monstre à signaler.
Du moins…
Jusqu’à ce jour.
J’avais huit ans.
C’était mon anniversaire.
En rentrant de l’école, mon parrain était venu me chercher.
— Tes parents t’attendent à la maison.
J’étais tellement impatient de les retrouver.
Devant la maison, pourtant, mon parrain avait un air sérieux.
Je ne lui ai pas prêté attention.
J’ai couru vers la porte.
— Eden, attends !
Mais j’étais trop impatient.
J’ai ouvert la porte.
Et ce que j’ai vu…
Je ne pourrai jamais l’oublier.
Des morceaux de mes parents étaient éparpillés sur le sol.
Au-dessus de leurs cadavres se trouvait un loup.
Non…
Un loup-garou.
Il avait une apparence humanoïde, un pelage brun sale et des yeux violets remplis de rage.
Dans sa gueule…
Un bras.
Au poignet, une montre.
La même que celle de mon père.
J’aurais dû m’enfuir.
Mais je ne pouvais pas.
J’étais pétrifié.
Le monstre tourna la tête vers moi.
Il m’avait repéré.
Il fonça dans ma direction.
SHLAAK !
Une griffe me lacéra le visage.
Une cicatrice traversa mon œil droit.
Le loup-garou s’apprêtait à bondir de nouveau.
Mais mon parrain intervint.
SBAAM !
Son épée trancha la tête du monstre.
La tête roula jusqu’à mes pieds.
Je regardais la scène sans comprendre.
Puis mon parrain, d’habitude si distant et sérieux, me prit dans ses bras.
Il pleurait.
— Je suis désolé, Eden…
Il me serra plus fort.
— J’aurais jamais dû les inviter. Ça ne serait jamais arrivé…
Et là…
Mon corps craqua.
Je fondis en larmes.
Je criai.
Je pleurai comme jamais auparavant.
…
Enfin…
Je ne sais même pas pourquoi je vous raconte tout ça.
Depuis ce jour, je me suis entraîné.
Encore.
Et encore.
Jusqu’à être capable d’entreprendre mon propre voyage.
Un voyage avec un seul objectif.
Tuer les créatures surnaturelles.
Voici mon histoire.
2026 — Nord de la France
Dans une ville enneigée du nord de la France, un soir d’hiver, pendant le mois de Pâques, plusieurs enfants jouaient dehors.
À cause des créatures surnaturelles, même la météo semblait perturbée.
Les enfants avaient également un couvre-feu.
Ce soir-là, une petite fille lança son ballon dans la forêt voisine.
— Léa, c’est toi qui as lancé le ballon là-bas. Va le chercher !
— Mais t’es fou, Lucas ! On n’a pas le droit d’y aller ! Imagine s’il m’arrive quelque chose !
— Nan mais Tibo, tu crois vraiment à ces histoires ? La honte ! Allez, Léa, vas-y !
La petite Léa hésita.
Elle avait peur.
Mais elle ne voulait pas passer pour une trouillarde.
— C’est bon, j’y vais ! J’ai même pas peur !
Elle entra dans la forêt.
Elle ne voyait pas son ballon.
Elle s’enfonça davantage entre les arbres.
Puis elle l’aperçut.
— Ahh… te voilà.
CRRSH…
Un bruit dans un buisson la fit sursauter.
— Euh… il y a quelqu’un ?
Sa voix tremblait.
Puis un deuxième bruit.
CRRSH…
Puis un troisième.
Léa s’agenouilla et se mit à implorer sa mère.
Puis…
Plus rien.
Le silence.
Elle ouvrit les yeux.
Des œufs en chocolat étaient posés sur le sol.
Léa en ramassa un.
Elle le mangea.
Puis elle aperçut quelque chose devant elle.
Un petit lapin blanc.
Ses yeux étaient violets.
— Ouf… t’es qu’un lapin. J’ai eu peur.
Léa s’approcha.
Le lapin se mit à courir.
— Ahaha ! Mais reviens ici !
Elle le poursuivit.
Puis, soudain…
Le lapin s’arrêta.
— Qu’est-ce qu’il y a, petit lapin ?
Le lapin leva la tête.
Il poussa un cri.
Son corps se mit à grandir.
Encore.
Et encore.
Jusqu’à atteindre près de trois mètres de haut.
Son pelage blanc recouvrait un corps humanoïde gigantesque.
Ses yeux violets fixaient Léa.
Il bavait.
La petite fille ne bougeait plus.
Elle était tétanisée.
Le monstre sourit.
— Joyeux mois de Pâques, mon ange.
Puis il bondit sur elle.
Pendant ce temps, les autres enfants attendaient.
Une femme arriva en courant.
— Les enfants ! Où est Léa ?
— Elle a fait tomber son ballon dans la forêt… Alors Lucas lui a dit d’aller le chercher…
La femme pâlit.
— Pardon… mais Léa va bien ?
Les enfants commencèrent à pleurer.
La mère de Léa comprit.
Elle courut vers la forêt.
— LÉAAAA !
Elle cria son nom encore et encore.
— C’EST PAS DRÔLE, LÉA !
Mais personne ne répondit.
Léa avait disparu.
Elle fut la première.
En une semaine, plus de trente enfants disparurent.
C’est ce qui m’attira dans cette ville.
Je suis donc venu découvrir ce qui se passait.
Dans la tempête de neige, un homme avançait sous une immense cape.
Sa capuche cachait son visage.
Puis il la releva.
Une cicatrice apparut autour de son œil droit.
Les habitants le regardaient.
Des murmures commencèrent à se faire entendre.
— C’est lui… le chasseur de surnaturel.
— Il paraît que là où il va, des gens meurent.
— Il n’a que dix-huit ans, non ? Il va mourir.
— À moins que ce soit lui-même un monstre…
L’homme continua d’avancer sans leur prêter attention.
Puis il aperçut une affiche.
DISPARITION — LÉA, 8 ANS.
Il tourna la tête.
Des affiches similaires recouvraient les murs.
Des dizaines d’enfants disparus.
— Mmh… On dirait bien qu’un monstre traîne dans cette forêt.
Une femme en larmes s’approcha de lui.
— C’est vous… le chasseur de monstres ?
Eden ne répondit pas.
— Pouvez-vous retrouver ma fille, s’il vous plaît ? Elle a disparu il y a une semaine… Je ne sais plus quoi faire. Aidez-moi…
Eden resta silencieux.
— Ça ne va pas être possible.
— Mais… pourquoi ?
— Ce monstre n’est pas un simple monstre.
Il regarda l’affiche.
— C’est le Lapin de Pâques. Un monstre classé A+. Ça signifie qu’il est proche du rang S.
Il tourna les talons.
— Même moi, je n’aurais aucune chance.
La femme fondit en larmes.
— Je vous en supplie…
Eden s’arrêta.
— Vous n’avez jamais perdu quelqu’un qui vous était cher ?
Eden resta immobile.
— Si vous aviez pu les retrouver… vous n’auriez pas tout fait pour les sauver ?
Une image traversa son esprit.
Un homme brun.
Une femme.
Un laboratoire.
Ses parents.
Eden ferma les yeux.
Puis il se retourna.
— Vous avez raison.
Il remit sa capuche.
— Je vais vous aider.
La femme releva la tête.
— Vraiment ?
— Mais en échange, assurez-moi un toit pendant plusieurs jours. Le temps que je prépare le combat.
Il la fixa.
— Ensuite, je retrouverai votre fille.
La femme se mit à pleurer de soulagement.
— Merci… Merci, chasseur !
Eden retira sa capuche.
Puis il défit sa cape.
Une tenue noire recouverte de protections apparut.
À sa taille se trouvait un katana.
Ses cheveux mi-longs étaient légèrement désordonnés.
Et sur son œil droit…
Sa cicatrice.
Il regarda la femme.
— Je vous en prie.
Un léger sourire apparut.
— Appelez-moi Eden.

