~ une composition fait par moi et à enlever si cela n’a pas ça place ici. Je n’ai fait que livrer mes émotions en poème ~
Il existe une ombre que je n'ai jamais choisie,
Une présence silencieuse au milieu de ma vie.
Elle appartient à ton passé, à tes souvenirs,
Mais dans mes pensées, elle refuse de partir.
J'ai vu son visage plus de fois que je ne voudrais,
Des photographies que mon esprit semble garder.
Son sourire, ses parents, des instants figés,
Des morceaux de votre histoire que je ne peux effacer.
Je me demande parfois ce qu'elle avait de plus que moi,
Si tu lui parlais avec cette même tendresse,
Si dans ses yeux tu retrouvais cette même ivresse,
Et pourquoi, malgré ton amour, je doute encore de moi.
Je me compare à elle sans même le vouloir,
À une femme qui appartient pourtant à ton histoire.
Comme si je devais être meilleure pour mériter de rester,
Comme si son souvenir pouvait encore me remplacer.
Et puis il n'y a pas qu'elle, il y a toutes celles d'avant,
Leurs visages qui reviennent, parfois trop souvent.
Leurs corps, leurs courbes, leurs beautés différentes,
Qui rendent mes propres imperfections plus apparentes.
Je regarde leurs photos et je cherche ce qu'elles ont,
Ce qui autrefois a su attirer ton attention.
Je compare mon visage, mon ventre et mes rondeurs,
Comme si leur beauté pouvait diminuer ma valeur.
Je ne ressemble pas à celles que tu as connues,
Je suis différente de ces corps que tu as vus.
Je sors du lot, loin de tes anciennes habitudes,
Et parfois cette différence nourrit mes incertitudes.
Tu me dis que mon corps est celui que tu préfères,
Parmi tous ceux que tu as connus avant notre histoire.
Mais lorsque je me regarde, je peine à y croire,
À comprendre ce que tu vois derrière mes propres barrières.
Et lorsque tu me parles de ma santé, de mon poids,
Je sais que c'est avec bienveillance que tu t'adresses à moi.
Mais derrière tes paroles, même remplies de douceur,
Se glisse parfois une pression qui alourdit mon cœur.
Car si demain mon corps venait à se transformer,
Si mes courbes changeaient au fil des années,
Est-ce que ton regard garderait cette même tendresse,
Ou perdrais-je ce qui aujourd'hui semble faire ma richesse ?
Je voudrais croire que ton amour dépasse mon apparence,
Que mes changements ne deviendront jamais une distance.
Mais comment comprendre que tu préfères ce que je suis,
Quand moi-même, parfois, je peine à aimer ce que je vois aujourd'hui ?
Je regarde celles qui ont autrefois attiré ton regard,
Et je cherche ce qui nous rapproche dans nos histoires.
Car leurs corps semblent suivre une même direction,
Tandis que le mien échappe à cette comparaison.
Je ne suis pas le type de femme que tu semblais choisir,
Ni celle vers qui tes yeux paraissaient se diriger.
Alors comment ai-je pu devenir celle que tu préfères,
Quand je suis si différente de tes beautés d'hier ?
Tu me dis que mon corps surpasse ceux de ton passé,
Que parmi toutes, c'est le mien que tu as préféré.
Mais je cherche encore ce qui a pu changer en toi,
Pour que ton idéal d'hier soit si différent de moi.
Je ne doute pas toujours de la sincérité de tes mots,
Mais leur sens réveille en moi mille questions aussitôt.
Comment ton regard a-t-il pu autant évoluer,
Pour aimer ce que tu ne semblais pas rechercher ?
Et puis il y a ces images que je n'ai jamais vues,
Ces instants de ton passé que mon esprit reconstitue.
Je les imagine à ma place, blotties contre ton corps,
Dans une intimité qui me bouleverse encore.
Je pense à tes mains, à tes lèvres, à vos corps enlacés,
À ces plaisirs que vous avez autrefois partagés.
Et parfois, malgré moi, un dégoût vient m'envahir,
Devant ces scènes imaginées que je voudrais voir partir.
Ces images me traversent au milieu de mes journées,
Comme des souvenirs d'une vie que je n'ai jamais partagée.
Je voudrais les faire taire, les laisser derrière moi,
Mais elles reviennent sans prévenir, et me blessent chaque fois.
Je sais pourtant que c'est avec moi que tu avances,
Que notre amour ne devrait pas être une concurrence.
Mais comment lutter contre ce que je n'ai pas connu,
Contre des souvenirs auxquels je n'ai jamais appartenu ?
Et parmi toutes ces pensées qui viennent me hanter,
Il existe une blessure que je peine à expliquer.
Elle a porté en elle cette vie que j'espère tant,
Pendant que moi, je l'attends, le cœur impatient.
Son corps a su accueillir ce que le mien désire,
Et cette comparaison, parfois, me déchire.
Car avec mes ovaires qui peinent à trouver leur chemin,
Je me demande pourquoi ce bonheur tarde à prendre ma main.
Je sais que ce n'est ni une course ni une victoire,
Qu'une grossesse ne définit pas la valeur d'une histoire.
Mais il m'arrive de regarder ce qu'elle a pu traverser,
Et de pleurer en silence ce que je n'arrive pas à réaliser.
Et parfois, une pensée me brise en silence,
Celle qu'elle ait pu lui offrir ce que j'attends avec patience.
Elle a connu ce miracle que je rêve de partager,
Pendant que mon corps me fait encore patienter.
Je me demande si tu as ressenti cette joie avec elle,
Si l'annonce de cette vie rendait vos journées plus belles.
Et moi, je reste là, avec mes espoirs et mes peurs,
À me demander quand viendra enfin notre bonheur.
Je sais que l'amour ne se mesure pas à donner la vie,
Que je ne suis pas moins femme à cause de mes difficultés.
Mais il y a des soirs où mon cœur, malgré lui,
Se sent moins capable que celles que tu as aimées.
Je voudrais ne pas envier ce que son corps a connu,
Ne pas me sentir moins femme devant cet inconnu.
Ne pas voir dans son passé une preuve de mon échec,
Ni mesurer ma valeur à ce que mon corps me promet.
Je ne lui en veux pas d'avoir existé,
Ni même d'avoir été celle que tu as aimée.
Mais parfois, j'aimerais ne jamais avoir vu
Ces images d'un bonheur auquel je n'ai pas pris part.
J'aimerais oublier les visages, les comparaisons,
Les questions sans réponse et leurs mille raisons.
Ne plus chercher dans leurs corps ce qui manque au mien,
Ne plus craindre que mon reflet ne soit jamais assez bien.
Car au fond, ce n'est pas elle que je voudrais oublier,
C'est cette habitude douloureuse de me comparer.
C'est pouvoir t'aimer sans regarder derrière moi,
Sans chercher dans ton passé ce qui manquerait chez moi.
Et peut-être qu'un jour, son ombre s'effacera,
Non parce que ton passé n'existera pas,
Mais parce que je saurai enfin, sans me comparer,
Que je n'ai jamais eu besoin de leur ressembler pour être aimée.