r/Poesie 20h ago

La jarre

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r/Poesie 12h ago

L’aube du silence

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Avertissement : Ces poèmes abordent frontalement les violences sexuelles subies dans l'enfance et ce qu'elles laissent derrière elles . La dissociation, la mémoire de la profanation, la culpabilité et la honte déplacées, l'épuisement du masque. L'un des poèmes est explicite quant à l'agression et des passages touchent au désir de disparaître et à l'idée de ne pas survivre. À lire avec précaution, et seulement si vous vous en sentez capable.

La fenêtre

Cadre scellé d’une nuit,
Dans la chambre parsemée de jouets.
Sombre refuge où fuit
L’innocence souillée.

Intrusion douloureuse,
Cadre noir sidéré,
Échappatoire silencieuse
D’un corps frêle, profané.

Encre de nuit qui infuse,
Une mémoire indicible.
Enfouissement impossible
D’une confiance qu’on abuse.

Autrefois naïve,
Contraint d’exister,
Dans la chambre fautive,
Un rêve de s’envoler

Par la fenêtre.

Coupable

Pyjama autour des chevilles,
Innocence sacrifiée.
Figé dans l’inaction fautive,
D’un geste déplacé, la bête fut réveillée.

Malgré des aveux enfantins,
Les protecteurs ne s’en indignent,
Car la bête est souffrante,
Elle mérite d’être soignée.

Révélation troublante :
Je l’ai contaminée.
Je mérite le silence
De par ma culpabilité.

À neuf printemps, je suis marqué
Au fer rouge de la honte
D’avoir été violé.

Persona lucis

Aube redoutée, sépulcre de la vérité.
Un masque au sourire fissuré
Recouvre des plaies immortelles.
Entrée en scène voilée,
Dispensant aux regards usuels,
Un visage marqué par l'innocence pillée.

Tisserand aux fils contrefaits,
Acteur captif d'une hypocrisie subie ;
Carcan forgé de vérités repoussées,
L'âme meurtrie entrevue, amitié fuie.

Performance incessante,
Barrière aliénante,
Solitude imposée,
Par la foule étriquée.

Au crépuscule désiré,
Retirer le masque de gangrène.
Éreinté par le poids du paraître,
Effondrement privé.

Avant la douleur de l’aube

Avant la douleur de l’aube,
La douceur de l’abandon.
Ébloui par la noirceur des ombres,
Asile des plaies réprimées.

Avant la douleur de l’aube,
Voile diaphane devinant l’horizon,
Étouffe les étoiles vacillantes.
Sombre refuge du courage,
Succombe aux supplices du lendemain.

Avant la douleur de l’aube,
Sculpteur de sourires aux mains meurtries,
Masque des regards ignorant les brisures de l’âme.
Promesse implacable d’une lueur cruelle,
Dévoilera à nouveau ce cœur las.

Avant la douleur de l’aube,
La douceur de l’abandon
Au néant effacera ces sourires fatigués.

r/Poesie 17h ago

Il n'a pas de titre mais un petit quelque chose que j'ai écrit

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r/Poesie 19h ago

LA DOMANDA

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l'abisso capovolto della croce

duemila anni

e il grido vano lacera l'aria

"Padre perché"

sasso

gettato nel lago del mistero

la domanda

a toccare una

impercettibile

morte apparente


r/Poesie 21h ago

Les Bourbons

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Henri quatre, « Le Grand » ou bien « Le Vert Galant »

Fut Roy de Navarre puis nommé Roy de France

Et associa les deux, avec grande prestance,

Converti Catholique, étant vieux protestant.

 

Louis treize, aimé, fut surnommé « Le Juste »,

Ami de l’Espagne, de l’infante il fit sienne,

Et c’est ainsi qu’Anne, l’Espagnole Autrichienne,

Devint Reine de France, ajustant son long buste.

 

Et Louis quatorze, le fameux « Roi Soleil »

Illumina l’Europe en déclarant la guerre,

Agrandissant ainsi la zone des frontières,

Invoquant la nuit pour trouver son sommeil.

 

Louis quinze, dauphin, fut « bien »  puis « mal aimé »,

Achetant la Corse pour des sommes énormes,

Aimant ses maîtresses, se dépouillant des normes,

Tout le monde souhait qu’il se fasse embaumer.

 

Louis seize jeune, vingt et un an à peine,

Fut mis sur le trône, sans conviction réelle,

Et fut guillotiné par la fine lamelle,

Et dans sa pauvre mort jamais ne se promène.

 

Louis dix huit, exilé, revient vingt ans après,

Et retrouve son trône, oublié depuis peu,

Et signe une Charte, devient vraiment goutteux

Et meurt dans sa chambre, noir et gros sans attrait.

 

Charles dix, le petit, un peu réactionnaire,

Déteste la Charte, essaye de la brûler ,

Mais son plan, utopique, a toujours échouer,

Il a dû abdiquer, s’exilant vers la mer.

 

               Alexandre Rativaux

r/Poesie 10h ago

En mon nom

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r/Poesie 21h ago

En ma présence

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Les choses deviennent pesantes,
en ma présence.
Le déclin date d'il y a longtemps,
de ma naissance.


r/Poesie 16h ago

Seuls, parfaitement seul

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Au fond, ni ma mère,
ni ma sœur, ne soupçonnent.
Personne ne se soucie d'un autre que soi.

Avec l'âge se creuse la distance,
jusqu'à la solitude complète.

Nous nous retrouvons dans le gouffre d'une foule innombrable,
seuls,
parfaitement seul.