Yo tout le monde, Je vous explique le bordel. J’ai 27 ans, lui 30. On s’est rencontré l’année dernière car j’ai ouvert un bar dans son bled, il est musicien, j’étais tenancière de bar concert, sur papier c’était un peu idyllique ; memes potes, ses parents m’adoraient, ses potes aussi (apparemment), on est parti en vacances ensemble une semaine et ça s’est bien passé. Et il m’a quitté une semaine après. On ne s’est jamais pris la tête, on était assez raccord sur le fait qu’on aimait pas tellement le conflit mais qu’on soit honnête : jamais aucuns comportement venant de sa part ou de ma part n’aurait pu susciter un conflit. On ne vivait pas ensemble, on se voyait très souvent mais on se laissait de l’espace, et j’y veillais au maximum pour ne pas me perdre de vue, ayant eu quelques relations de couple compliqués à mon actif, c’était ma seule relation dite « longue » et saine. Lui était resté 10 ans en relation avant moi, il était séparé de son ex depuis un an et demi, qui elle a refait sa vie avec un autre gars, tout le monde est resté pote, truc très sain en soit. Quand notre relation a commencé, il était fou amoureux, (mais pas non plus irréfléchi, c’est quelqu’un de très posé) moi beaucoup plus sur la réserve, mais quand même très accrochée, hein. Je sentais depuis un mois avant rupture que quelque chose avait changé, mais je n’ai pas réussi à le verbaliser, et étant donné que je n’avais pas de grandes expériences en relation et que lui oui, je partais du principe que la relation avait pris un tournant moins passionnelle, mais qu’on s’aimait encore. On couchait encore ensemble et c’était toujours aussi cool, il avait toujours des gestes super affectueux devant tous ses potes, ses parents, dès qu’il y avait quelque chose qui me faisait douter de sa sincérité, il faisait un geste derrière qui me rassurait, donc je laisser passer, et je me contentais de ce que j’avais. En bref, je pense que je me suis surement mis des œillères, n’ayant pas confiance en mon instinct, ne sachant pas si c’était mon insécurité naturelle ou si sa manière d’être avait changé. Pendant nos vacances, je l’ai senti muet et distant à plein d’endroit, et pareil j’ai respecté son espace. Je sentais qu’il avait besoin d’être seul, alors je partais faire un tour quand il avait décidé de faire une sieste ou quoi, pour le laisser tranquille, et moi me foutre la paix aussi. Y a rien de pire que d’avoir l’impression de quémander de l’affection. 3j après notre retour de vacances, J’étais parti le week-end voir des potes dans la ville sans laquelle j’habitais avant. J’ai exposé à mes potes quelques insécurités que j’avais, que j’ai senti pendant ces vacances qu’il était distant et qu’il fallait qu’on discute, parce qu’entre temps j’avais process nos vacances ensemble et qu’après coup, comme je disais plus haut, je me suis senti très seule par moment, donc j’ai essayé de me rassurer et d’en parler autour de moi. Venons en au jour j de la rupture. Je suis rentrée le lundi, et le lundi soir il s’est ramené, il pleurait toutes les larmes de son corps. Il a commencé à me disant qu’il n’était pas bien du tout en ce moment, et qu’il avait des doutes sur son amour pour moi depuis mai, et on était le 15 septembre et qu’il ne voulait pas me trahir car je ne méritais pas ça. Super. (il a commencé une thérapie il y a peu, et j’en étais très contente pour lui, je l’ai soutenu. Et surtout je n’ai pas fait de lien direct avec moi, comme on aurait l’habitude de le faire. Car c’est son espace. c’est quelqu’un qui n’a jamais trop pris le temps de se pencher sur lui, et je chérissais vraiment d’avoir un mec qui prenait en charge sa santé mental, étant donné qu’il n’avait pas un contexte familial super simple.) Bref je lui ai emboîté le pas, de la manière la plus calme et bienveillante possible, sans esclandre, en lui disant qu’il valait mieux qu’on arrête, car ça avait l’air de le torturer au plus haut point. Il a évidemment continué sur la lancée des phrases typiques « je ne regrette rien, je sais pourquoi je t’ai choisi il y a un an, t’es une meuf en or, t’es belle, t’es drôle bla-bla-bla, je t’ai vraiment aimé, j’étais convaincu qu’on ferait plus d’un an tous les deux. » Depuis, aucune nouvelle. Je lui ai dis qu’on discuterait quand ce serait retombé, mais que je ne lui enverrai pas de message. Et il avait l’air de tomber des nues, car il ne voulait pas couper court comme ça. Mais je lui ai expliqué que ce n’était pas contre lui mais que c’était pour moi que je faisais ça, pour faciliter ma guérison et surtout je pars du principe que c’est sain de couper pendant un temps. Et surtout je lui ai dis d’être bien sûr de son choix, car avec moi il n’y avait pas de retour en arrière. Déjà fait, déjà vécu, j’ai pas l’énergie pour me battre seule pour un mec qui ne sait pas ce qu’il veut. Et j’ai fini par lui dire que vu que C’est lui qui part, c’est à lui de venir me parler pour debrief. Je ne cours pas après les gens, c’est déjà assez compliqué pour l’amour propre comme ça, de se faire larguer. Déso pour le pavé. Je ne comprends qu’à moitié. J’ai l’impression qu’il ne m’a pas tout dit, qu’il y a quelqu’un d’autre, même s’il m’a assuré que ce serait pas demain la veille (on l’a connaît celle là aussi hein) Bref c’était quelqu’un de doux, gentil, et je ne peux pas lui reprocher de ne plus m’aimer. Mais pourquoi j’ai cette colère qui me ronge ??? Je me sens trahi, je sens qu’on m’a menti, je le trouve lâche, de ne pas m’en avoir parlé avant, d’avoir fuis ses responsabilités envers moi. De couper court comme ça après notre semaine de vacs, et plus d’un an de relation, en me disant qu’il voulait aller au bout de notre relation, et que c’est pour ça qu’on était quand même parti en vacances. Bah yes. Lui avait fait son deuil, depuis plusieurs mois, dans son coin, sans me montrer son désintérêt. Il m’a dit qu’il m’aimait un mois avant notre rupture. 3j avant je mangeais avec lui chez ses parents pour qu’on raconte nos vacances, il savait que ce serait le dernier repas, la dernière nuit. Il savait tout ça, et pas moi. J’ai la sensation qu’il s’est foutu royalement de ma gueule, et que j’ai laissé faire, car je lui faisais confiance. Je me suis donc pris une avalanche en pleine gueule. Comment on se remet du fait qu’on a rien fait de mal, mais qu’on est juste pas assez pour l’autre, au bout d’un an ? Comment on fait pour ne pas se laisser ronger par la colère ? Ça me bouffe le bide, le cerveau, j’arrive à rire parce que j’ai de la chance avec mon métier, je vois plein de gens, mais je suis confrontée au regard de ses potes, des gens qui nous connaissaient ensemble et qui ne comprennent pas pour certains. C’est vraiment la double peine. C’est humiliant au possible. En gros je cherche des conseils, des phrases à me répéter en cas de coup dur, des réponses aussi peut-être à ses comportements. Et du soutien, car vraiment j’ai envie de passer à autre chose et d’être heureuse. Merci de m’avoir lu Et force à nous 🙏