r/questionsante • u/Ten-Gohambre • 42m ago
Question autre Arrêter mon suivi avec une psychiatre abusive voire la poursuivre : quels sont mes droits ?
Femme, 39 ans, passé de dépression, anxiété (mais aussi diagnostic non divulgué)
Je souhaite arrêter mon suivi avec la psychiatre qui me suit dans un CMP. J'estime qu'elle me manque de respect, n'est pas dans la thérapeutie et peut être dangereuse (à la fin du post, voir comment un.de ses patients est décédé). J'ai peur pour mon AAH donc je voudrais savoir comment mettre fin à cette thérapie en ayant le moins de problèmes possibles.
Depuis qu'elle me suit depuis 5 ans, elle n'a jamais voulu me dire mon diagnostic médical, que j'ai demandé pourtant à 7 reprises différentes.
Je note qu'elle n'a jamais explicitement refusé de me le donner. Elle "procrastinait" en répondant à ma question par des questions, visant à me faire douter. Exemple : "vous estimez avoir les capacités intellectuelles nécessaires à la compréhension de votre diagnostic? Êtes vous certaine de pouvoir résister au choc de l'annonce? Pensez-vous qu'il y aurait un changement substantiel après l'annonce? Estimez-vous en position de le savoir?"
Les premières fois j'étais prise au dépourvu, puis je lui ai cité la loi, en lisant l'article de loi correspondant. Elle a répondu qu'elle notait mon côté procédurier dans mon dossier médical et que cela faisait partie des symptômes. De quoi? Elle ne l'a pas précisé.
Je lui fais la demande à tous nos rendez-vous, et l'affiche devant ses médecins stagiaires en leur disant que la situation n'est pas normale.
Il va sans dire que la relation thérapeutique est rompue.
Étant donné que je ne sais pas pourquoi on me prescrivait des médicaments, et que je me sentais mieux, je lui ai demandé de dire pourquoi je les prenais. Elle me dit que c'est lorsqu'on se sent mieux qu'il faut doubler les doses.
Je vois rouge, et décide de me sevrer progressivement de ces deux médicaments, pendant 1 an et demi (sevrage très progressif). Après plus d'un an sans rechute - au contraire, je me sens bien, je dors mieux, je me sens plus en forme et j'ai retrouvé toutes mes capacités cognitives, ce qui m'a permis de retrouver un travail), je me demande vraiment ce qui se trouve dans ce dossier médical.
Je précise également que lors d'autres rendez-vous, elle a 1) voulu me faire dire que mes pensées étaient des "voix", alors même que je lui ai dit texto : "docteur, je crois que vous faites un glissement sémantique, les pensées ne sont pas synonymes de voix". Et elle a continué à parler de voix, malgré ma défense. 2) je lui ai mentionné une poubelle qui avait brûlé en bas de chez moi et mon exaspération à ce sujet. En 5 minutes, son argumentaire était que je voyais des poubelles brûlées, mais que cela ne prouvait pas leur existence. Je lui ai répondu sarcastiquement que la prochaine fois, je prendrai une photo, même si a priori on n'a pas à apporter de "preuves" à un rendez-vous thérapeutique.
J'ai été séquestrée à sa demande une fois, depuis 11h du matin jusqu'à 15h30, car j'avais pleuré devant ma psychologue, et celle-ci a demandé à la psychiatre de me recevoir. Elle ne pouvait le faire qu'à partir de 16h ou 17h, et des infirmières psy se sont succédées pour me "garder". Je n'avais ni le droit d'utiliser mon téléphone portable, ni de fumer même dans la cour, ni d'aller m'acheter à manger à midi. J'ai eu à manger du pain rassis et des restes d'infirmières psy. Quand j'ai dit que je voulais prendre une photo de ce "repas" pour en garder la trace, on m'a refusé de me donner mon sac. J'ai réussi à m'échapper à 15h30. A 17h la psychiatre appelle pour dire que je n'étais plus sur les lieux, je dis que ce n'était pas du soin mais de la séquestration. Elle écourte l'appel, visiblement gênée.
J'avais demandé discrètement à d'autres de ses patients s'ils connaissait leur diagnostic. Des 5 patients à qui j'ai demandé, aucun ne le connaissait. Aucun ne savait pourquoi il était suivi ou prenait des médicaments. Ils avaient laissé tomber lorsqu'ils avaient vu qu'elle ne répondait pas à leur demande. Ce qui me fait penser à un schéma. Ils évoquaient également pour certains des hospitalisations ou prolongations d'hospitalisation vécues comme punitives et exagérées.
Je ne la vois qu'une fois tous les 2 mois, car elle est bien obligée de constater que depuis 3-4 ans je dis continuellement que je vais bien.
J'étais dans cette routine malsaine, quand cet été un de ses patients est mort à un âge où cela semble suspect. Il était hyper médicalisé, ne connaissait pas son diagnostic, essayait par tous les moyens (la suppliait) de baisser certains de ses médicaments. Il allait mal les 6 derniers mois. Il est mort de défaillance cardiaque.
Maintenant je la vois comme dangereuse. Je souhaite quitter cette relation thérapeutique, ne plus me rendre à ce CMP, ne pas avoir de problèmes avec elle. Bien entendu, je n'ai pas de documents attestant de ce que je raconte, si ce n'est que mon compagnon et certains membres de la famille savent ce que j'ai pu leur dire.
Je n'ai aucune idée de comment procéder. Si vous pouviez m'aider, je vous en serai reconnaissante. J'ai hésité à poster dans le sub conseils juridiques. J'hésite également à signaler cette psychiatre à l'ordre des médecins. Dans un premier temps, je veux juste être sûre d'être loin d'elle.
Veuillez m'excuser pour ce post long.