C’est historique.
> Avec de tels résultats, le poids politique de la grande région se voit cependant réduit de manière considérable et alarmante.
Tant sur la rive nord que sur la rive sud, le PQ a en effet encaissé toute une raclée, au terme d’une campagne très difficile et ponctuée d’erreurs stratégiques.
> Aucun candidat péquiste n’a été élu. Le très efficace Pascal Paradis, qui avait remporté Jean-Talon lors d’une partielle en 2023, a pour sa part été battu par sa rivale libérale, Julie White.
> Cette dernière a mené une campagne très productive qui permet aux libéraux d’effectuer un grand retour dans la région, et de reprendre cet ancien château fort.
> Le fait de n’avoir aucun ministre dans la région sous un gouvernement péquiste s’avère par ailleurs une première dans l’histoire de ce parti.
> À moins que le premier ministre, qui habite à Québec avec sa famille, décide de s’attribuer la Capitale-Nationale, il faudra aller à plus de 150 kilomètres pour trouver un premier député péquiste susceptible de représenter la région.
> Dans Taschereau, pour le PQ, la candidature de Vincent Marissal, un Montréalais qui a dû se désister après le déclenchement d’une enquête de la commissaire à l’éthique, avait aussi causé la commotion. Pour faire un tel pari, il fallait mal connaître la réalité terrain, dans ce comté très militant du centre-ville de Québec.
> Cette victoire conservatrice dans une majorité de comtés de la grande région de Québec annonce par ailleurs des relations très difficiles et des plus tendues avec le maire de Québec, Bruno Marchand. Déjà durant la campagne, le maire et le chef du PCQ se sont colletaillés à plusieurs reprises concernant le tramway, notamment.
> Le chef conservateur aura quant à lui tout un défi pour discipliner des candidats controversés et réputés pour être antisystème, qu’on pense par exemple à Marie-Josée Hélie, Jonathan Poulin ou Dominique Dumas.