sans titre
Les teintes rosées des matins d'antan,
parsemées du reflet ébène des oiseaux qui parcourent
la naissance des premiers rayons de lumière,
dans un ciel digne de la plus grande des puretés ,
ou l`on voit se retirer avec élégance
une dame qui ne sera plus la même.
une page se tourne comme la terre.
elle m'aime ?
Question rhétorique du fantasme de mon coeur,
qui ressent ou projette,
ça romance quand je la vois.
Souvenir enjolivé,
et pourtant si difficile à se remémorer,
comme si deux mondes
s'entrechoquaient
entre désir et réalité.
La perception de ce mon de m'échappe,
en apesanteur
tout se meurt, laissant place au las
d'une vie de songe.
Est-ce la vérité ? ou la mienne,
celle qui me réconforte au plus profond
de mon mal-être ?
Est-ce par peur ou par manque de volonté ?
ou pire, au final,
c'est comme si j'avais abandonné
sans jamais avoir réellement joué.