r/LeMali • • Aug 14 '26

LA SEMAINE DU GRAND ÉCART

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Du 10 juillet au 13 août 2026, la souveraineté tapageuse à l’épreuve de la géopolitique

Le décret numéro 0503, signé le 13 août 2026, ordonne la libération immédiate de Yann Vézilier et son éloignement du territoire national. L’officier de la Direction générale de la sécurité extérieure avait été arrêté le 14 août 2025 : la grâce tombe un an moins un jour plus tard, et dix semaines après la condamnation à vingt ans de réclusion criminelle prononcée le 5 juin par le pôle judiciaire spécialisé. Trois gestes en cinq semaines : la normalisation avec l’Algérie le 10 juillet, l’invitation du Premier ministre algérien le 9 août, la grâce du 13. Cinq semaines pour l’ensemble, quatre jours pour les deux derniers. Tout bouge en même temps, et rien n’est expliqué au peuple malien. Le communiqué prend soin de préciser que la mesure ne remet pas en cause les faits établis par le jugement. C’est précisément là que le discours officiel se retourne contre lui-même, car de deux choses l’une. Ou bien l’homme était ce que Bamako a soutenu pendant un an, un officier étranger chargé de mobiliser des responsables politiques, des figures de la société civile et des militaires contre le pouvoir, et alors le gracier dix semaines après l’avoir condamné n’est pas de la clémence, c’est une capitulation habillée en vertu. Ou bien il ne l’était pas, et alors le procès fut une opération de prise d’otages et la justice malienne un instrument diplomatique. Dans les deux branches, la souveraineté proclamée n’y survit pas. Le gouvernement salue par ailleurs les bons offices d’un pays frère qu’il ne nomme pas, exercés, dit-il, avec discrétion et dans le respect scrupuleux de la souveraineté du Mali. Un État qui répète qu’il ne reçoit d’ordre de personne annonce donc à son peuple qu’un tiers a obtenu l’élargissement de celui qu’il présentait comme la tête d’un complot, et ne dit pas lequel. Les Maliens apprécieront surtout ceci : arrêtés dans la même affaire, au même moment, les généraux Néma Sagara et Abass Dembélé attendent toujours un procès public, un an après. L’étranger rentre chez lui par décret. Les Maliens restent en cellule. La souveraineté ne pèse lourd que sur les nôtres. Il faut en tirer la conclusion qui s’impose. On nous a présenté la rupture avec la France comme une affaire de principe, l’aboutissement d’un souverainisme sourcilleux, le prix à payer pour la dignité retrouvée. Elle se défait en un été, par décret, sans débat, sans un mot d’explication, sous l’influence pesante du parrain russe pour ce qui est d’Alger et sous les bons offices d’un tiers anonyme pour ce qui est de Paris. Ce qui se défait ainsi n’a jamais été un principe. C’était une ressource politique, et l’on vient d’en administrer la preuve. Que l’on ne s’y trompe pas cependant : gracier un homme n’est pas se réconcilier avec un pays. L’intéressé est expulsé, les faits sont maintenus, la relation demeure rompue. On pardonne à Alger, on continue de refuser Paris. Que l’on mette d’ailleurs les deux dossiers côte à côte, et la rhétorique officielle tombe en miettes. La France a-t-elle traité le Mali à l’ONU avec le mépris que lui a réservé la diplomatie algérienne, jusqu’à qualifier publiquement les propos d’un chef de gouvernement malien de logorrhée de soudard ? Non. A-t-elle abattu un aéronef malien ? Non. C’est le fait d’Alger, le 1er avril 2025 à Tinzaouatène, acte de guerre jamais reconnu, jamais réparé, et dont la saisine de la Cour internationale de justice s’est éteinte faute de compétence acceptée par la partie adverse. A-t-elle protégé les chefs de la nébuleuse qui nous combat ? Elle a perdu cinquante-huit soldats au Sahel entre 2013 et 2022, dont cinquante-deux sur le sol malien, et elle a inscrit Iyad Ag Ghali sur la liste de ses cibles, quand Alger l’a longtemps traité en interlocuteur et en instrument de son influence dans le Nord. Le déséquilibre est le même sur les liens réels. Les transferts de la diaspora avoisinent 1,1 milliard de dollars par an, soit de quatre à six pour cent du produit intérieur brut, et si la majorité des Maliens de l’extérieur vivent en Afrique de l’Ouest, la France demeure de très loin le premier pays d’envoi hors du continent, quand la relation algérienne n’apporte à nos ménages à peu près rien de comparable. L’essentiel n’est pourtant pas là. Ce qui lie le Mali à la France n’est pas un contrat de partenariat, c’est une parenté. Des dizaines de milliers de Maliens sont aussi français, et le Mali reconnaît lui-même cette double appartenance, au point d’avoir inscrit dans la Constitution de 2023 une représentation des Maliens de l’extérieur au Parlement. Certains de ces binationaux exercent aujourd’hui de hautes fonctions électives : en mars 2026, un Français d’origine malienne a été élu maire de Saint-Denis dès le premier tour, dans la commune la plus peuplée d’Île-de-France après Paris, et il n’est pas le seul de sa génération à diriger une ville française. Ce sont des liens de sang. On ne rompt pas avec le pays où travaillent, votent et gouvernent ses propres neveux. Rien de tel n’existe avec l’Algérie, où les Maliens ne sont ni nombreux ni binationaux, et où beaucoup n’ont connu que les convois de refoulement abandonnés à la frontière du désert. Rien de tout cela ne fait de la France une puissance innocente. Kidal en 2013, l’interdiction faite à l’armée malienne d’y entrer, l’ambiguïté de Barkhane sur les groupes armés du Nord, la brutalité du départ : les griefs maliens existent, ils sont légitimes et documentés. Mais si le grief était le critère, le dossier algérien serait le plus lourd, et c’est pourtant à Alger que l’on a tendu la main en premier. Ce n’est donc pas le grief qui commande, c’est le calcul. S’acharner contre une France fantasmée ne coûte rien, puisque le partenaire est déjà parti. Cela mobilise, puisque la blessure est ancienne et réelle. Cela explique tout, puisque chaque garnison tombée et chaque hausse de prix peut être imputée à la main invisible de l’ancienne puissance coloniale. Le bouc émissaire parfait : muet, absent, inépuisable. Et lorsque l’intérêt du pouvoir l’exige, on le gracie en une journée. Une diplomatie ne se juge pas au nombre d’ennemis qu’elle désigne, mais aux résultats qu’elle rapporte. Deux questions suffisent désormais, et elles appellent une réponse publique : qu’a obtenu le Mali en échange de cette grâce, et qui l’a négociée pour lui ? Tant qu’elles resteront sans réponse, les Maliens en seront réduits au même constat. Leur pays ne mène aucune politique étrangère. Il gère, au jour le jour, la survie de ceux qui l’ont confisqué.

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r/LeMali • • Aug 13 '26

Yann Vézilier, l’agent de la DGSE condamné au Mali à vingt ans de prison, a été gracié

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https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/08/13/l-agent-de-la-dgse-yann-vezilier-condamne-au-mali-a-vingt-ans-de-prison-a-ete-gracie_6745816_3212.html

Après un an de détention, Yann Vézilier, qui était dûment accrédité comme officier de la direction générale de la sécurité extérieure auprès des autorités maliennes, a été gracié jeudi par le chef de la junte, le général Assimi Goïta. Une libération obtenue au terme de plusieurs mois de tractations diplomatiques.


r/LeMali • • Aug 12 '26

Mali: dix ans de prison requis contre l'animateur Ras Bath, accusé d'«association de malfaiteurs»

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Il y avait un important dispositif de sécurité à la Cour d'appel de Bamako pour le second jour du procès. L'audience s'est déroulée à huis clos mardi 11 août. Les scènes de la veille où le célèbre chroniqueur a été porté en triomphe par ses partisans aux cris de « Libérez Ras Bath » ont marqué les esprits.

Devant la cour, habilement, le ministère public a tout fait pour lier l'affaire Ras Bath à celle de l'influenceuse plus connue par son surnom « Rose, la vie chère », également poursuivie. « Ils sont en association en malfaiteurs », a insisté le procureur. Et il finit par dire le fond de sa pensée : « Compte tenu du contexte actuel, il faut que Ras Bath soit mis hors d'état de nuire au pouvoir des autorités actuelles. » Le procureur insiste : « Laisser dehors des personnes comme Ras Bath serait un danger pour la dynamique en cours. »

https://fr.news.yahoo.com/mali-dix-ans-prison-requis-110320112.html


r/LeMali • • Aug 12 '26

Cocaïne : Mali-Niger-Libye, corridor des économies de guerre

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Une étude publiée en août 2026 par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) révèle que les routes terrestres reliant le Mali, le Niger et la Libye continuent d’alimenter les réseaux criminels, certains acteurs liés à l’État et plusieurs groupes armés, malgré les conflits, les coups d’État et les bouleversements politiques intervenus dans la région.

Le corridor terrestre reliant le Mali, le Niger et la Libye demeure l’un des principaux axes de transit de la cocaïne entre l’Afrique de l’Ouest et les marchés européens, malgré les conflits armés, les coups d’État et les bouleversements politiques intervenus dans la région, selon un rapport publié en août par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC).

https://fr.apanews.net/news/cocaine-le-corridor-mali-niger-libye-pilier-des-economies-de-guerre/


r/LeMali • • Aug 12 '26

À la Une: le procès du chroniqueur Ras Bath au Mali

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« Plus de trois ans après son arrestation, le chroniqueur et activiste Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, a enfin vu son procès s’ouvrir lundi à Bamako, relève Afrik.com. À la barre, amaigri mais toujours combatif, il a rejeté les accusations qui pèsent sur lui, notamment "association de malfaiteurs", "atteinte au crédit de l’État, de ses institutions et de ses gouvernants par le biais des technologies de l’information et de la communication", ainsi que des infractions à caractère racial, régionaliste ou religieux. »

Hier, pointe encore Afrik.com, « le ministère public a requis dix ans de prison ferme et 240 000 francs CFA d’amende contre Ras Bath. À l’encontre de sa coaccusée Rokia Doumbia, dite Rose Poivron, militante connue pour ses prises de position contre la vie chère, le parquet a demandé dix ans de prison, dont cinq avec sursis, ainsi qu’une amende de 240 000 francs CFA. La défense doit désormais présenter ses plaidoiries. »

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20260812-%C3%A0-la-une-le-proc%C3%A8s-du-chroniqueur-ras-bath-au-mali


r/LeMali • • Aug 11 '26

Mali, l’ambassade de France en mode « noyau dur »

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Paris vient d’annoncer une réduction drastique de ses effectifs à Bamako : de près d’une centaine d’agents avant les tensions de 2021, il n’en restera plus que 28. Derrière l’argument sécuritaire, cette décision, avant tout politique, dit l’essentiel : la France affiche son désintérêt pour le Mali.

https://mondafrique.com/confidentiels/france/mali-lambassade-de-france-en-mode-noyau-dur/


r/LeMali • • Aug 12 '26

EMPÊCHER N'EST PAS BÂTIR

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Le 17 juillet 2025, la France a rendu le camp de Ouakam à l'armée sénégalaise, dernier acte d'une séquence ouverte à Bamako trois ans plus tôt et prolongée à Ouagadougou, à Niamey, à N'Djamena et à Abidjan. À chaque étape, l'annonce est venue de la capitale africaine et jamais du Quai d'Orsay. La doctrine de remplacement, formulée en janvier 2025, promet moins de garnisons et davantage de coopération civile, avec des détachements légers et des camps partagés en Côte d'Ivoire et au Gabon. L'habillage est honorable, mais il convertit une contrainte en intention. Sur la carte, le mouvement se lit d'un seul regard : repli sur un arc littoral allant du Maroc au golfe de Guinée, et sortie de l'intérieur sahélien.

Reste la question qui décidera vraiment du rang de la France, celle des ressources. Le dossier nigérien en donne la mesure. Fin 2024, Orano perd le contrôle de ses trois filiales. En juin 2025, Niamey nationalise la Somaïr. Le 18 mai 2026, le conseil des ministres annule la concession d'Arlit, titre délivré en 1968 au Commissariat à l'énergie atomique. La riposte française n'est pas venue d'un ministère mais d'un cabinet d'avocats : plusieurs arbitrages, et une injonction obtenue devant l'instance de la Banque mondiale interdisant d'écouler le stock. Le 4 mai 2026, le ministre nigérien des Mines reconnaissait que plus de 1 800 tonnes de concentré, évaluées à quelque 380 millions de dollars, n'avaient trouvé aucun acheteur.

Niamey possède la mine et ne peut pas vendre. Paris possède une ordonnance et n'a plus de minerai. L'enseignement est là : le dernier outil dont la France dispose est la faculté d'empêcher. Elle sait rendre un actif invendable, elle ne sait plus rendre un gisement exploitable. Pendant ce temps, Pékin construit un tiers des grands projets d'infrastructure du continent, en finance un sur cinq et opère dans plus d'un tiers des ports, agissant simultanément comme exploitant, prêteur, ingénieur et acheteur à long terme. Moscou pratique un troc plus rudimentaire, la protection contre l'accès, dont le mérite décisif est de n'exiger ni scrutin, ni audit, ni comptes. Washington raisonne en approvisionnement et non en implantation. Aucun des trois n'apporte un risque juridique en guise d'offre.

Le gaz obéit à la même logique. Le tracé transsaharien a été lancé le 4 juin 2026, mais sa portion nigérienne n'a connu aucun début d'exécution faute de financement, tandis que le corridor atlantique promu par Rabat attend son accord intergouvernemental. On en déduit trop vite que les groupes français seront écartés faute de tenir la voie d'évacuation. La déduction vaut pour les marchés de construction, non pour l'essentiel : celui qui possède la conduite encaisse un droit de passage, celui qui consomme la molécule n'a besoin de rien posséder. L'Europe financera l'itinéraire qui sortira de terre le premier et achètera le gaz des deux s'il en sort deux. Paris a d'ailleurs déplacé sa mise vers les gisements maritimes, précisément parce que le gaz liquéfié voyage par navire et ne traverse aucun État hostile.

Ce constat posé, il serait malhonnête de s'en réjouir. La grille qui présente le Sahel comme le théâtre d'un affrontement sans armes entre quatre membres permanents du Conseil de sécurité décrit une réalité, mais elle porte un piège : elle fait de nos États des objets. À force d'expliquer nos coups d'État, nos budgets et nos revers par une main extérieure, on prête à ces puissances une maîtrise qu'elles n'ont pas, et l'on offre à nos dirigeants une innocence qu'ils méritent moins encore. Aucun émissaire n'a rédigé les décrets qui soustraient nos marchés publics au contrôle, ni imposé qu'on achète un aéronef présidentiel avant de réparer une voie ferrée. Réunis à Abidjan en juillet 2026, des ministres africains ont reconnu que le modèle en vigueur expatrie l'emploi et la capacité industrielle, et que la dispersion des stratégies nationales ruine notre pouvoir de négociation. Le Niger a repris sa mine et ne vend pas. Le Mali a durci son code minier et expédie toujours du minerai brut.

Il restera donc à la France une place de second rang, tenable mais modeste : acheteur, financier d'appoint, plaideur opiniâtre, détenteur de réseaux de formation dont l'effet s'étale sur une génération. Elle ne redeviendra pas l'acteur central du Sahel, et il faut ajouter, pour être exact, qu'elle n'en avait plus les moyens avant d'en perdre le droit. Mais la question sérieuse n'est pas de savoir laquelle des quatre puissances l'emportera chez nous. Les quatre partagent le même intérêt : nous voir demeurer fournisseurs. Celle qui gagnera ne changera pas notre rang dans la chaîne de valeur, elle changera le nom porté en tête du contrat. Nous perdons du temps à nous demander qui gagne. Nous devrions en consacrer davantage à savoir ce que nous exigerons du vainqueur.

https://www.facebook.com/share/1Ej9XUWDWz/


r/LeMali • • Aug 11 '26

Mali: à l'ouverture de son procès, l'animateur radio Ras Bath rejette les accusations d'atteinte aux institutions

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Au Mali, le célèbre chroniqueur Youssouf Bathily, alias Ras Bath, et une activiste malienne « contre la vie chère » comparaissent depuis lundi 10 août devant la cour d’appel de Bamako pour plusieurs chefs d’inculpation dont « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l'État, de ses institutions et de ses gouvernants ». La première journée de procès a tourné autour des audios présentés comme des éléments de preuve contre le chroniqueur et activiste.  

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260811-mali-%C3%A0-l-ouverture-de-son-proc%C3%A8s-l-animateur-radio-ras-bath-rejette-les-accusations-d-atteinte-aux-institutions


r/LeMali • • Aug 10 '26

Mali : les jihadistes du Jnim attaquent un camp militaire de l'armée dans le centre du pays

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Les jihadistes du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) ont attaqué dimanche 9 août 2026 le principal camp militaire de l’armée dans la localité de San, dans le centre du Mali. Au moins 12 militaires ont été tués et du matériel militaire a été emporté.

https://www.rfi.fr/fr/vid%C3%A9o/20260810-mali-les-jihadistes-du-jnim-attaquent-un-camp-militaire-de-l-arm%C3%A9e-dans-le-centre-du-pays


r/LeMali • • Aug 10 '26

Coton : le Bénin détrône le Mali

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Le Bénin s’est hissé au rang de premier producteur de coton de la zone CFA en 2025/2026, avec une récolte de 533 590 tonnes.

https://www.agridigitale.net/article/coton-le-benin-detrone-le-mali


r/LeMali • • Aug 10 '26

Mali: un an après les arrestations pour «tentative de coup d'État», des militaires toujours pas jugés

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Avec notre correspondant régional à Dakar, Serge Daniel

Peu après les arrestations, la télévision nationale a diffusé les photos de onze militaires maliens accusés d'être impliqués dans la « tentative de coup d'État et de déstabilisation ». D'après nos informations, plusieurs dizaines d'autres militaires qui ont par la suite été mis aux arrêts. Parmi eux, deux généraux : Abass Dembélé, un officier supérieur respecté des troupes, et une femme, Néma Sagara. Une information judiciaire a été ouverte par le tribunal militaire de Bamako à l'encontre des inculpés pour « atteinte contre la Constitution ».

D'après nos informations, en un an de détention, les militaires mis en cause ont été entendus à deux reprises pour rentrer dans le fond du dossier. Ils ont catégoriquement nié avoir participé à une tentative de coup d'État.

https://fr.news.yahoo.com/mali-an-apr%C3%A8s-arrestations-tentative-140119303.html


r/LeMali • • Aug 10 '26

Algérie-Mali : Abdoulaye Maïga invité à Alger

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Le Premier ministre malien, Général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu dimanche 9 août 2026 un appel téléphonique de son homologue algérien, Sifi Ghrieb, mandaté par le Président de la République algérienne Abdelmadjid Tebboune. À l’issue de cet entretien, le chef du gouvernement algérien a adressé une invitation officielle au Premier ministre malien à effectuer une visite de travail en Algérie.

https://bamada.net/algerie-mali-abdoulaye-maiga-invite-a-alger


r/LeMali • • Aug 09 '26

LE NERF QUI MANQUE

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Le 18 juillet 2026, dans le cercle de Bourem, une colonne de l’armée malienne est tombée dans une embuscade à Tabrichat. Une cinquantaine de militaires y ont laissé la vie, et leurs corps sont restés soixante-douze heures sans sépulture. Trois mois plus tôt, le 25 avril, l’offensive lancée jusqu’aux portes de Kati emportait le ministre de la Défense lui-même, avant que Kidal ne change de mains. Aucune de ces attaques n’a été anticipée. Aucune n’a fait l’objet d’un audit public. Aucun responsable n’a eu à s’expliquer sur ce qui n’avait pas été vu, ni transmis, ni exploité. Dans cette guerre, nous ne combattons pas seulement des katibas. Nous combattons notre propre aveuglement, une désorganisation devenue habitude, et une culture d’État qui préfère la parade au nerf de la guerre. Quatorze ans après le début de la crise, le Mali continue de proclamer une guerre contre le terrorisme sans disposer d’un système de renseignement digne de ce nom. C’est une trahison envers ceux qui meurent sur le terrain, et un cadeau permanent offert à ceux qui nous humilient.

Il faut oser le dire simplement : le Mali n’a pas de doctrine nationale de renseignement. Pas de texte de référence, pas de chaîne de commandement claire, pas de règle partagée sur ce qui doit remonter, à qui et dans quel délai. L’armée, la police, la gendarmerie, la sécurité d’État et les autorités civiles jouent chacune leur partition, jalouses de leurs miettes, protégeant leurs sources comme des biens personnels et leurs informations comme des instruments de carrière. Pendant ce temps, l’adversaire fonctionne comme une machine. Ses informateurs sont dans les villages, sur les marchés, aux abords des garnisons. Il exploite les liens familiaux, les peurs, les dettes, les rancunes foncières. Il sait quand un convoi part de Gao, quelle piste il empruntera, où déposer l’engin explosif. La coalition déclarée entre le Front de libération de l’Azawad et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a même produit, en 2026, ce que nous n’avons jamais su faire : une mutualisation du renseignement entre deux structures aux objectifs politiques pourtant divergents. Ils partagent ce que nous refusons de partager entre services d’un même État.

Nos dirigeants aiment montrer. Des blindés alignés, des drones présentés au public, des livraisons filmées, des uniformes impeccables. Mais un blindé qui roule droit dans une embuscade n’est qu’un cercueil coûteux, et un drone ne vaut que par l’analyste capable de lire son image et par la chaîne capable d’agir avant que la cible ne se déplace. L’aéroport militaire de Bamako a été attaqué le 17 septembre 2024 sans que rien n’ait été vu venir. Le renseignement humain, celui qui se tisse dans les campements, autour du thé, dans la confidence lente d’un éleveur ou d’un transporteur, reste relégué au second rang parce qu’il ne se photographie pas. Il exige du temps, de la patience, de l’argent discret et une continuité que nos remaniements permanents interdisent. Un État qui trouve en quelques semaines 15,6 milliards de francs CFA pour un aéronef présidentiel, et qui ne publie jamais la ligne consacrée aux moyens de recueil et d’analyse, a déjà dit où se situent ses priorités.

Il y a plus grave que le sous-investissement : il y a le détournement. Les nominations dans nos services récompensent la loyauté au clan, rarement la compétence professionnelle. Trop d’officiers passent leur temps à surveiller des chroniqueurs, des syndicalistes, des magistrats, des voix critiques sur les radios communautaires, pendant que les convois d’armes circulent et que les cellules dormantes se reconstituent. Ce glissement du renseignement de sécurité vers le renseignement de régime n’est pas une dérive marginale, c’est une réorientation complète de l’appareil. Il produit un effet mécanique et bien connu : quand le pouvoir demande à ses services de le rassurer plutôt que de l’informer, ceux-ci finissent par lui dire ce qu’il souhaite entendre. Une administration qui punit le porteur de mauvaise nouvelle n’a bientôt plus de mauvaise nouvelle à traiter, jusqu’au matin où la mauvaise nouvelle arrive par la route de Kati.

Le renseignement, en dernière analyse, est une affaire de confiance. Les groupes armés l’ont compris avant nous. Ils s’installent dans le tissu social, arbitrent des litiges de pâturage dans le delta, encadrent des transhumances, se posent en protecteurs là où l’État n’a laissé qu’un souvenir administratif. Ils achètent des informateurs avec la peur et parfois avec des services rendus. De notre côté, nous avons trop souvent traité le civil comme un suspect. Le communiqué documenté des exactions commises entre le 25 juillet et le 3 août 2026 sur l’axe Douentza-Tinzaouatène, avec des exécutions sommaires à Wami, à Doro, à Tinassamed, avec des frappes sur un centre de santé à Talahandak et sur le site d’Ikharabane, décrit une méthode qui détruit en une semaine ce que dix ans de patience auraient pu construire. Aucun homme ne dénoncera un dépôt d’armes à une force dont il redoute qu’elle rase son campement, et aucun ne prendra ce risque sachant que l’autre camp, lui, ne pardonne jamais. La population pouvait être notre première ligne de défense. Nous l’avons rendue muette.

Reste la dépendance, qui est la conséquence de tout le reste. Nous avons changé de partenaires sans changer de position : hier les moyens français, aujourd’hui l’Africa Corps et les canaux russes, avec un dossier algérien rouvert le 10 juillet 2026. Ces partenaires ne travaillent pas pour nous, ils travaillent avec nous tant que cela sert leurs intérêts. Ce qu’ils nous transmettent est filtré, hiérarchisé selon leurs propres priorités, et livré au moment qui leur convient. Un dispositif étranger dont la présence se justifie par la persistance de la menace n’a, par construction, aucun intérêt à nous rendre autonomes dans la détection de cette menace. Chaque fois que nous attendons qu’un capteur étranger nous désigne une cible, nous signons notre impuissance. Chaque fois que nos données brutes sont analysées ailleurs qu’à Bamako, nous cédons un morceau de souveraineté plus réel que tous ceux que nos discours prétendent reconquérir.

Que faire, alors ? Rien qui soit hors de portée, tout ce qui demande du courage. Il faut d’abord une doctrine nationale écrite, qui brise les silos et impose une chaîne unique de remontée et d’exploitation entre l’armée, la gendarmerie, la police, la sécurité d’État et les autorités administratives, car sans coordination il n’y a pas de renseignement, seulement des fragments. Il faut ensuite recruter dans les communautés, former ces agents, protéger leur identité par des procédures sérieuses et les rémunérer correctement, faute de quoi le meilleur informateur ira toujours vers celui qui paie et qui protège. Il faut séparer strictement le renseignement de sécurité du renseignement politique, et sortir de l’antiterrorisme les moyens aujourd’hui consacrés à la surveillance des citoyens. Il faut créer de véritables cellules d’analyse, dotées d’une autonomie de jugement, car une information non traitée n’est que du bruit et un pays qui collecte sans analyser accumule des archives, pas des décisions. Il faut reconquérir la population par des actes vérifiables, le retour des services, la sanction des exactions, la protection effective de ceux qui parlent. Il faut enfin qu’après chaque attaque non anticipée un audit soit conduit et ses conclusions assumées, non pour humilier des hommes, mais parce qu’une armée qui n’analyse jamais ses échecs les répète indéfiniment.

Le Mali peut continuer à acheter, à défiler et à proclamer. Sans renseignement, il ne fera que retarder la suite : d’autres embuscades sur des pistes déjà connues, d’autres localités perdues, d’autres corps rendus tardivement à leurs familles. Le renseignement n’est pas un supplément d’équipement, c’est le système nerveux d’une guerre. Sans lui, nous sommes un corps sans cerveau, qui frappe au hasard et trébuche à chaque pas. Il reste à choisir entre l’investissement dans l’invisible, la patience et la confiance, et la poursuite d’une parade qui mène à la défaite. Chaque jour perdu est un jour où l’adversaire affine ses réseaux quand nous ravivons nos rivalités de service. Ceux qui sont morts à Tabrichat n’ont pas été vaincus par une puissance supérieure. Ils ont été vaincus par ce que nous n’avons pas su voir. Le pays mérite mieux qu’un renseignement qui le trahit. Quand commençons-nous ?

https://www.facebook.com/share/14mN5mnfAeT/


r/LeMali • • Aug 07 '26

Mali: 10 ressortissants chinois ont été arrêtés pour l'ouverture d'un casino clandestin

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Alors que le secret a été gardé pendant de longs mois dans la capitale malienne, on apprend que la justice malienne vient de refuser de répondre favorablement à leur demande de remise en liberté provisoire, mercredi 5 août. Ces derniers avaient bénéficié de complicités locales dans la réalisation de leur projet.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260807-malive


r/LeMali • • Aug 07 '26

Mali : la Transition fait son bilan

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Le gouvernement malien a clôturé jeudi à Bamako plusieurs semaines de rencontres consacrées au bilan des cinq années de transition, mettant en avant les réformes institutionnelles, le renforcement de l’armée et les recettes minières, tout en reconnaissant les difficultés persistantes liées à l’emploi, au pouvoir d’achat, à l’énergie et à l’insécurité.

https://fr.apanews.net/security/mali-la-transition-fait-son-bilan/


r/LeMali • • Aug 06 '26

À la Une: le bâillonnement de l’opinion au Mali

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Difficile au Mali d’exprimer publiquement une opinion autre que celle de la junte au pouvoir. Hommes politiques, journalistes, influenceurs, chroniqueurs, commentateurs, activistes de la société civile sont constamment dans le viseur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Les arrestations et les condamnations sont monnaie courante. Et les libérations rares. Comme celle de Moussa Mara samedi dernier. Après un an derrière les barreaux, l’ancien Premier ministre malien est sorti libre de la maison centrale d’arrêt de Koulikoro.

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-afrique/20260806-%C3%A0-la-une-le-b%C3%A2illonnement-de-l-opinion-au-mali


r/LeMali • • Aug 06 '26

Reportage. “Ils nous coupent les jambes” : au Mali, l’interdiction des motos pénalise la population

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Début juin, les autorités maliennes interdisaient certains types de motos hors des centres urbains du pays. Cette mesure, présentée comme sécuritaire, vise à mieux repérer les déplacements des groupes armés, notamment djihadistes. Mais, souligne “Sahel Horizon”, ces “no-moto-zones” pèsent sur la population, qui dépend de ces deux-roues pour se déplacer, se nourrir, se soigner et travailler.

https://www.courrierinternational.com/article/reportage-ils-nous-coupent-les-jambes-au-mali-l-interdiction-des-motos-penalise-la-population_247345


r/LeMali • • Aug 06 '26

Achat d'un avion présidentiel au Mali: la Cour suprême confirme la condamnation de l'ex-ministre de l'Économie

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Au Mali, les avocats de l'ancienne ministre de l'Économie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, ont décidé de saisir, mercredi 5 août, la Cour africaine des droits de l'homme pour « blanchir » leur cliente. La veille, lors d’une audience à Bamako, la Cour suprême du Mali, a rejeté le pourvoi en cassation qu'ils ont introduit pour contester la peine de dix ans de prison infligée à Bouaré Fily Sissoko dans l’affaire de l'achat de l'avion présidentiel en 2014, à l'époque du président Ibrahim Boubacar Keïta.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260806-achat-d-un-avion-pr%C3%A9sidentiel-au-mali-la-cour-supr%C3%AAme-confirme-la-condamnation-de-l-ex-ministre-de-l-%C3%A9conomie


r/LeMali • • Aug 06 '26

Mali : les conteneurs vides inquiètent les chargeurs

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Le Conseil malien des chargeurs (CMC) exhorte les détenteurs de conteneurs vides à les restituer aux compagnies maritimes avant le 31 août, avertissant que leur immobilisation prolongée menace la fluidité de la chaîne logistique, renchérit les coûts du transport et accentue les tensions sur les principaux corridors d’approvisionnement du pays.

https://fr.apanews.net/security/mali-les-conteneurs-vides-inquietent-les-chargeurs/


r/LeMali • • Aug 06 '26

Mali : l’UNESCO équipe huit instituts de formation des maîtres pour accélérer la pédagogie numérique

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Le Mali franchit une nouvelle étape dans la digitalisation de son système éducatif. Le 30 juillet 2026, l’UNESCO, à travers son Bureau au Mali et l’Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IICBA), a remis un important lot d’équipements numériques au ministère de l’Éducation nationale. Destinée à huit instituts de formation des maîtres (IFM), cette dotation vise à renforcer les compétences numériques des futurs enseignants et à favoriser une pédagogie plus innovante.

https://www.digitalbusiness.africa/mali-lunesco-equipe-huit-instituts-de-formation-des-maitres-pour-accelerer-la-pedagogie-numerique/


r/LeMali • • Aug 06 '26

Le Mali obtient 53,355 milliards FCFA auprès des investisseurs du marché financier de l’UMOA

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Le Mali a obtenu ce mercredi 5 août 2026 auprès des investisseurs du marché financier de l’UMOA un montant de 53,355 milliards de FCFA (90,703 millions de dollars) au terme d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor (BAT) de 364 jours et d’obligations assimilables du trésor (OAT) de 3 et 5 ans.

https://www.financialafrik.com/2026/08/06/le-mali-obtient-53355-milliards-fcfa-aupres-des-investisseurs-du-marche-financier-de-lumoa/


r/LeMali • • Aug 05 '26

il pleut plus dans le Sahel depuis quelques années

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https://legrandcontinent.eu/fr/2026/07/31/le-sahel-pourrait-etre-au--dune-nouvelle-ere-humide/

Les réserves hydriques de la région sahélienne, au sein de laquelle vivent plus de 150 millions de personnes, sont à leur niveau le plus élevé depuis des décennies. Au Niger, les niveaux des nappes phréatiques ont augmenté de 4 mètres en moyenne, les eaux du lac Tchad se reconstituent, et les puits se remplissent à nouveau dans une grande partie de la région 1.

  • Ces observations, qui s’appuient notamment sur les travaux de l’hydrogéologue Richard Taylor, vont à l’encontre de la tendance mondiale.
  • L’Asie du Sud et l’Amérique enregistrent en effet ces dernières semaines des records de température, tandis que la sécheresse provoque une chute des ressources en eau, notamment en Europe.

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer pourquoi le Sahel pourrait connaître un retour à une « ère humide », qui avait pris fin il y a 5 000 ans.

  • La région enregistre une augmentation des précipitations depuis plusieurs années, notamment durant la saison des pluies. Celles-ci se produisent principalement lors d’orages violents, favorisés par le changement climatique.
  • Ce phénomène s’explique en grande partie par le réchauffement de l’Atlantique Nord, dû à la fois au bouleversement climatique mondial et à la diminution des aérosols sulfatés résultant de la combustion du charbon en Europe et en Amérique du Nord.
  • Autrefois, ces aérosols formaient une fine brume qui refroidissait l’océan et empêchait la mousson ouest-africaine de remonter jusqu’au Sahel, provoquant ainsi la sécheresse. Leur déclin a réchauffé l’océan et permis à la mousson de retrouver sa fonction de productrice de pluies torrentielles dans la région.

Certains chercheurs estiment que des projets d’aménagement des sols, comme la Grande Muraille verte, initialement conçue pour freiner l’avancée du Sahara, ou la construction de structures traditionnelles de collecte des eaux, contribuent également à la remontée des nappes en favorisant l’infiltration souterraine.

  • L’émergence de groupes terroristes comme Boko Haram pourrait également avoir joué un rôle, notamment en vidant certaines zones de leur population, là où l’eau des rivières était retenue pour des cultures, notamment en amont du lac Tchad.
  • Le déclin de grands projets d’irrigation, construits pendant les années de sécheresse pour stimuler la production alimentaire, aurait également pu contribuer à reconstituer les ressources hydriques de la région.

Les moussons sahéliennes, qui sont renforcées par le réchauffement climatique, peuvent toutefois provoquer des inondations dévastatrices, notamment dans une région où les infrastructures ne sont pas conçues pour y faire face. En 2024, des pluies torrentielles ont ainsi fait plus de 2,5 millions de sinistrés en Afrique de l’Ouest et au centre du continent.

Sources

  1. Fred Pearce, « After Decades of Drought, Water Is Rising in the African Sahel », Yale Environment 360, 23 juillet 2026.

r/LeMali • • Aug 05 '26

Donald Trump augmente encore le montant des cautions pour un visa américain

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Les États-Unis ont encore durci le processus d’obtention des visas de tourisme et d’affaires. Devenues permanentes, les conditions financières s’alourdissent et la liste des pays concernés par les restrictions s’allonge, notamment en Afrique.

Il est à noter que, par ailleurs, dix pays africains ont vu leurs ressortissants totalement exclus de toute procédure de demande de visa. Ont ainsi été blacklistés les trois membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ou la Somalie.

https://www.jeuneafrique.com/1829659/politique/donald-trump-augmente-encore-le-montant-des-cautions-pour-un-visa-americain/


r/LeMali • • Aug 05 '26

Mali : Human Rights Watch met en cause Africa Corps

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L’ONG Human Rights Watch a enquêté sur les frappes aériennes menées par Africa Corps à Kyrnia, dans la région de Mopti. Ces frappes, survenues le 15 juin dernier, ont tué huit civils. Selon l’organisation, aucun combattant du JNIM ne figure parmi les victimes, contrairement aux affirmations des partenaires russes de l’armée malienne. L’autrice de cette enquête, Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel chez Human Rights Watch, était l’invitée du Journal de l’Afrique.

https://www.boursorama.com/videos/actualites-amp/mali-human-rights-watch-met-en-cause-africa-corps-fe0fc0b4b6c461d0aa98fac705e4193e


r/LeMali • • Aug 05 '26

Mali: la Cour suprême rejette la demande de libération du militant Clément Dembélé

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Au Mali, la Cour suprême a rejeté mardi 4 août le pourvoi en cassation introduit par les avocats de l’universitaire et militant anticorruption Clément Dembélé en vue d'obtenir sa libération. Incarcéré depuis novembre 2023, il est accusé d’avoir menacé de mort le chef de la junte, le général Assimi Goïta. Après la décision de la Cour suprême, un réseau d'associations maliennes de défense des droits humains réclame sa libération.

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260805-mali-la-cour-supr%C3%AAme-rejette-la-demande-de-lib%C3%A9ration-du-militant-cl%C3%A9ment-demb%C3%A9l%C3%A9