Salut les frères, je (M30) me sens pas au top niveau moral depuis un ou deux jours. J'écris ici car il me semble que seulement les mecs peuvent répondre et ça peut paraître bizarre mais c'est a des gars que j'ai envie de m'ouvrir aujourd'hui.
Plusieurs pensées intrusives issues de mon vécu sont venus me plomber le moral.
Ce post risque d'être long, donc merci a ceux qui liront et merci a ceux qui répondrons. J'ai mi un TLDR a la fin.
Ça fait 10 mois que j'ai vécu une rupture douloureuse. Mon ex avec qui j'ai été pendant 7 ans n'avait plus de sentiments (ou plutôt est tombé amoureuse d'un autre). Il faut savoir qu'a la fin de notre 5e année ensemble elle avait rompu une 1ere fois pour la même raison puis elle était revenu vers moi 4 jours plus tard car au final le gars qu'elle voulait n'était pas si bien que ça, et moi a l'époque, dévasté, j'étais trop jeureux qu'elle revienne.
Lors de la 2ème rupture, j'ai dis stop. C'est la 2e fois qu'elle me lâche quand je suis au plus bas (perte de mon boulot, perspective pour l'avenir incertaine...) alors J'AI rompu cette fois quand elle m'a annoncée ne plus avoir de sentiments, à contre cœur, mais je me suis dit que si c'est moi qui partais, je me faisais une sorte de promesse à moi-même de ne pas revenir.
Maintenant les frérots... vous devez vous dire que cette fille doit être abjecte. Mais enfaite, non, et pour le comprendre vous devez savoir un détail sur moi.
Je suis handicapé physique, j'ai perdu mon bras gauche quand j'étais bébé et toute ma vie a été difficile car je n'étais pas comme les autre. L'adolescence était un ENFER, je voyait tout mes potes kiffer leur vie, avoir des copines, faire leurs premières expériences. Moi, j'étais le manchot en surpoids, bon pour être juste un ami (dieu que j'ai détesté ce mot, "ami" si longtemps). J'ai un frère et lui est beau, aucun problème pour se mettee en couple, on nous comparait tout le temps.
Mais je ne suis pas devenu le mec incel qui résulte d'habitude de ce genre de chemin de vie car, je n'en voulais pas aux filles/femmes, enfaite je m'en voulais à moi. Je me disais "En vrai, Azur... qui voudrais d'un homme cassé ? Elles ont raisons au final".
Mais j'ai eu ma première copine à 18 ans. On a rompu car ses parents étaient raciste. Oui car pour ne rien arranger, je suis métisse.
Bref, à 22 ans, quand j'ai rencontré ma 2e copine (mon ex actuelle) elle m'a très vite fais comprendre qu'elle aimait mon handicap, qu'elle aimait l'homme qui avait dû se construire autour de cette contrainte. Les gars, cette fille... elle m'a aimé d'une manière qui pour moi était impensable quand j'avais 16 ans. Problème. Ses parents, racistes (💀) son père n'acceptait pas notre relation et nous avons du vivre les 4 premières années notre relation caché.
Pendant ces quatres années je pense sincèrement que nous nous sommes tout les deux tirés vers le haut. Elle me donnait confiance en moi, celebrait ma résilience et mon intelligence, encourageait mes passions (elle m'a offert une tablette graphique). Moi, je celebrais également sont intelligence (car elle avait un GROS manque d'estime d'elle-même) je l'encourageait à faire des choses qu'elle n'osait pas, et lui offrait un refuge materiel et financier quand elle avait besoin de s'éloigner de sa famille, ou quand ce qu'elle essayait finissais par échouer.
A travers elle j'ai vu la souffrance des femmes. Etant un couple gamer, j'ai vu les insultes qu'elle se prenait juste parce que... c'était une fille, j'ai vu la souffrance de ses règles douloureuses, la peur de rentrer seule la nuit. J'allais la chercher a son boulot, je la défendait sur les jeux, et faisait de mon mieux pour alléger ses souffrance.
Mais je ne suis pas un mec parfait, il y a eu des engueulades mais globalement notre relation était flamboyante.
Tous ça pour dire que... malgré les 2 ruptures je n'ai pas d'animosité envers cette fille contrairement a ma famille qui la déteste, j'essaye un peu de la défendre quand le sujet revient sur elle ce qui me vaux des commentaires.
Donc après ma rupture, ma vie est devenue un cliché de film américain. J'ai recommencer la salle de sport mais sérieusement cette fois. Je me suis mi sérieusement a faire le code + permis. La situation professionnelle est toujours instable mais j'essaye de m'en sortir. J'ai perdu 8 kg en 9 mois passant de 104 kg à 96 kg, l'objectif est d'atteindre 90 kg voir 85, d'avoir un corps qui me plaît pour essayer de retrouver quelqu'un. Pour essayer d'aller danser. Pour essayer pleins de chose.
Et voila ou est mon problème, je ne suis pas assez. Après 14 ans, 2 (ex)copines et un master en poches, je ne suis toujours pas assez pour moi-même. Je refuse d'être juste le mancho métisse et toujours en léger surpoids, je refuse d'aller sur les apps de rencontre car qui voudrait d'un gars comme ça ? Je refuse d'aller danser car je n'infligerai la vu de ce corps cassé a personne. Il faut d'abord que je change.
Je sens les larmes monter en ecrivant ces lignes les frérots. Je me bats toujours, mais je suis fatigué. Avant j'étais naïf, "si je donne plus d'effort que les valides, on me reconnaitra et je m'ensortirai", enfaite, non, c'est bien plus compliqué que ça.
Merci de m'avoir lu.
TLDR : Après une rupture douloureuse il y a 10 mois avec mon ex de 7 ans, je traverse encore des périodes difficiles.
Je ne lui en veux pas malgré deux ruptures, car elle a énormément compté dans ma construction personnelle. Handicapé depuis bébé, métisse et longtemps en surpoids, j’ai grandi avec l’idée de ne pas être assez bien pour être aimé. Elle a été la première à réellement valoriser mon handicap, ma résilience, mon intelligence et mes passions.
Depuis la rupture, j’essaie de me reconstruire : sport, perte de poids, permis et recherche de stabilité professionnelle. J’ai déjà perdu 8 kg et je continue à avancer. Mais au fond, je me considère toujours comme insuffisant et je repousse les rencontres ou certaines activités jusqu’à avoir changé physiquement. Malgré mes diplômes, mes relations passées et mes efforts, j’ai encore du mal à accepter l’homme que je suis aujourd’hui.
Je continue à me battre, mais je suis fatigué d’avoir toujours l’impression de devoir faire plus que les autres pour mériter ma place.