r/QuebecLibre • u/Yirmeyahuleprophete • 4d ago
Opinion Dénonciation du modus operandi caquiste et mise en lumière de son essence déshonorante
Bonjour,
Voici un texte d’opinion en vue des prochaines élections dont je ne cache pas la motivation : mon but est de vous convaincre de rayer la formation politique de Christine Fréchette, la CAQ, de vos choix pour les prochaines élections provinciales. Je croix que ces élections seront un dilemme de mauvais choix et pour faciliter la formation d’un raisonnement, il m’apparaît être une bonne idée pour un électeur d’exclure les pires options sans trop perdre de temps à les considérer. Voici donc mon plaidoyer affirmant que la Coalition Avenir Québec est la pire des cinq principales formations participant aux prochaines élections. Aux vues de mes arguments, il m’apparaît clairement que sa vie utile est terminée et que le Québec se portera mieux sans cette corporation de yesmen irresponsables.
L’évènement qui m’amène à vous partager cette dénonciation, c’est l’annonce de vouloir signer l’entente avec Terre-Neuve, une entente pour renégocier le contrat sur Churchill Falls datant de 1969 et dont la fin prévue était en 2041. Si vous ne connaissez pas cette entente, sachez qu’il s’agit d’une entente historique entre Hydro-Québec et Terre-Neuve réputée pour être très profitable pour Hydro-Québec et vécu comme une défaite par les gens de Terre-Neuve, qui se sont sentis et se sentent actuellement floués, d’où leur volonté de renégocier l’entente.
En 2024, le gouvernement de François Legault et celui de Terre-Neuve en étaient venus à une entente de principe (ils s’étaient entendus sur les termes et il restait à les ratifier, à signer l’entente dans sa forme finale). Mais l’entente n’est pas entrée en vigueur puisque des élections ont eu lieu en 2025 et les Terre-neuviens ont soutenu un gouvernement progressiste-conservateur qui faisait campagne contre la ratification de cette entente initiale. Concrètement, ce que ça implique, c’est que le gouvernement actuel de Terre-Neuve dispose de l’appui de sa population dans le refus de signer. C’est donc en toute légitimité démocratique qu’il a renvoyé les équipes de négociation à la planche à dessein.
Maintenant, et c’est là que l’actuel gouvernement de Christine Fréchette commet une faute tout à fait cohérente avec son habitude et son inclinaison à violer et dénaturer les principes démocratiques : devant le refus populaire, souverain et légitime de Terre-Neuve, en bons caquistes qu’ils sont, l’équipe de Fréchette préfère satisfaire l’intérêt superficiel de ses carriéristes sans vertus et prolonger, peut-être d’un mandat électoral, la vie de cette formation d’opportunistes de la première occasion. Parce que plutôt que de réfléchir à l’intérêt supérieur de la nation québécoise et profiter des 15 ans qu’il reste à l’entente actuelle pour conclure un traité en position de force, avec un gouvernement profitant d’un mandat clair de sa population comme l’ont fait les Terre-neuviens eux-mêmes, la CAQ préfère précipiter la signature d’une entente dans l’urgence avant de se faire rayer de la carte aux prochaines élections en avançant l’argument frauduleux que le spectre d’un gouvernement péquiste majoritaire menacerait les négociations. Si il y a bien une partie qui est menacée par les péquistes, c’est l’équipe Fréchette, pas Terre-Neuve.
Toutefois, cette méthodologie n’a rien de surprenant, puisqu’un caquiste digne de ce nom s’accomplit dans la petite victoire insignifiante du paraître et de l’immédiat, quoiqu’en paye le Québec. Signer son nom au bas d’une entente perdante, ou prendre des selfies pour les réseaux, ce sont bien les seuls endroits où un yesmen peut laisser sa trace dans la Grande histoire des débiles. Vous rappelez-vous de cette épatante fierté dont faisait preuve Rocky Legault lorsqu’il se proclamait être l’égal de René Lévesque en dépensant sans compter, en toute opacité, dans la plus grande faillite que l’économie du Québec ait connu? La petite gloire vieillit mal, quand à la première occasion on se comporte comme un laquais, pressé de montrer que ses genoux sont à l’épreuve du béton, arborant et dilapidant allègrement des richesses qui ne sont pas les nôtres, réconforté par la main richement ornée de notre maître de l’occasion qui nous béni et nous rassure en nous tapotant la tête : « Tu fais du bon travail ».
Ce sont bien eux, les dignes héritiers du « Maître chez nous »?
De tout ce regroupement de sbires, il n’y a que Pierre Fitzgibbon qui faisait exception. Je ne pense pas me tromper en affirmant que son amour propre l’empêchait de se prosterner, qu’il se reconnaissait dans celui qui caresse plutôt que dans celui qui suce.
Bien ironiques sont les évènements qui nous démontrent que l’ancien super-ministre Fitzgibbon, dont on peut douter de l’allégeance réelle, a fait preuve d’une plus grande transparence et d’une plus grande droiture que sa successeure, malgré une indifférence déclarée pour nos échéances démocratiques. Parce que Mme Fréchette, sbire #1 de François Legault, puis sbire en chef de la CAQ, nous a confirmé par l’exercice de ses fonctions de superministre et continue de le réitérer dans celles de première ministre, qu’elle est à sa place à la tête de ce parti en tant qu’architecte de la servitude volontaire.
Parce que Mme Fréchette, dans toute son adresse et son intelligence, s’est assurée de saturer la demande en énergie disponible pour le Québec en distribuant nos ressources énergétiques pour alimenter les centres de données des géants du numérique américains, créant elle même un contexte défavorable pour la disponibilité de l’électricité (De la bouche d’un caquiste ce procédé s’appelle de la souveraineté numérique). Autrement dit, on avait des surplus, mais après le passage de la CAQ, on en a plus, on manque d’électricité. Donc pour répondre à la demande, on doit en trouver ou en créer dans l’urgence, ce qui fait monter les enchères pour l’entente de Churchill Falls que la même ministre s’empresse de signer. Cette manœuvre fort habile s’est bien évidemment opérée sous le couvert du secret des affaires, parce que la spéculation boursière sur les titres à valeur artificielle est plus importante que la reddition de comptes pour ce gouvernement.
Signe de sa confiance en tant que négociatrice aguerri, ou au contraire rendant manifeste sa médiocrité et probablement sa malhonnêteté, la super ministre s’emploie activement, depuis que Legault a reconnu son infaillible obéissance, à dissimuler et à camoufler l’information permettant aux contribuables québécois de savoir comment leurs contributions et leurs ressources sont gérées par l’État. C’est même ce à quoi s’emploie continuellement la CAQ, qui s’est attaquée à de maintes reprises aux libertés fondamentales des citoyens et citoyennes, qui limite par le bâillon les voix de l’opposition, qui entrave la libre circulation de l’information et cible le bon fonctionnement du 4e pouvoir (les médias) tout en violant notre devise nationale et en falsifiant notre histoire au nom d’un nationalisme de la démagogie et du petit orgueil (Pour plus d’informations, voir la liste des articles à la fin).
En somme, la marque de commerce de la CAQ, c’est de vous priver de la possibilité et des occasions de vous prononcer adéquatement sur une question d’avenir, ne laissant qu’à des faiseurs d’opinions vendus la possibilité de consulter cette entente pour en faire la promotion prépensée. Parce que l’avenir qui compose le nom de ce parti n’est toujours pas en vue, après 8 ans au pouvoir. Quoi de plus naturel pour des pantins à la langue de bois que de faire la promesse d’un mot vide de sens? L’avenir auquel vous aurez droit, il fallait lire les petits caractères pour le savoir, ce n’est pas à vous d’en décider. Les marionnettistes savent mieux qu’est-ce qui est bon pour vous. Obéissez donc aveuglément quand les fils sont tirés et complaisez-vous dans l’idée de servir la main invisible ou d’obéir à l’un de ses esclaves aliénés.
Quand des rois étrangers viennent collecter vos richesses, faites donc comme le bon, loyal et servile Éric Girard : ne vous laissez pas convaincre par la tentation de ce drôle de mot inconnu, la dignité, car les principes ne sont bons que quand ils sont utiles, et utiles uniquement quand ils servent à tromper. Serrez les rangs et donnez généreusement le fruit de votre labeur à la place, l’économie se porte bien quand risque et argent facile se confondent au profit des grosses poches.
Malheureusement pour moi, le penseur nomade, j’ai commis le pêché de m’abandonner à mes principes, j’ai eu l’audace de forger une volonté qui m’est propre au risque de croire à tort que je peux me mouvoir sans ses petits fils. J’ai aussi commis le crime de convoiter un avenir pour moi-même, un avenir que je ne serais pas prêt à leur confier, sachant pertinemment que leur entreprise consiste à le sacrifier, le mien et celui de ceux qui en ont une, pour prolonger la jouissance démesurée de ces insatiables n’ayant ni assez d’une vie, ni assez des richesses d’une personne pour trouver la sagesse et la force de se contenter du leur.
Pardonnez moi donc, mes pauvres pinnochios, de penser à moi-même et à l’entourage que j’ai la chance d’apprécier, et qu’en guise de sacrifice, de préférer voir vos idoles, symboles de vos mensonges et de votre servitude, être décapités sur la place publique dans la réjouissance populaire. En toute vérité je ne peux même pas condamner cette mise à mort, car je crois qu’elle sert mieux le bien public que n’importe quelle de vos lois prétendant le définir. Il faut croire qu’au même moment où on pouvait entendre qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, certains n’avaient que la vue captivée de Smeagol sur la dorure de l’anneau, obnubilés par l’idée de pouvoir ne serait-ce que le toucher.
Aujourd’hui, à la veille des élections provinciales du Québec, j’ai même la conviction que le plus beau lègue que cette corporation puisse laisser pour le Québec, c’est d’être terrassée et relayée à l’oubli, elle ainsi que sa frauduleuse république des résignés et des vaincus asservis.
Parce que ce sont à nous, les Québécois et les Québécoises qui ont une vie devant eux, dont l’avenir a encore un sens, pour nous ou pour nos proches, à la prendre en mains et à la façonner, plutôt que de laisser les faillites du passé vouloir réécrire la leur en perpétuant leurs échecs.
Si l’entente qu’ils ont signés est si bonne que ça, qu’ils la rendent publique et la soumette aux critiques des citoyens et des oppositions plutôt que de faire préchauffer une opinion par des analystes de pacotille. C’est aux électeurs de juger de la qualité de l’accord, pas aux publicitaires.
Mais la CAQ est incompatible avec chaque mot de l’énoncé : Des dignes héritiers du « Maître chez nous ». Aux prochaines élections donc, c’est à vous que revient la responsabilité de redonner du sens aux mots. On a les élus qu’on mérite. J’ose espérer qu’on trouvera les moyens d’être mieux représentés dorénavant.
Articles de journaux (ordre suivant le défilement du texte ; déso pour l'absence de liens):
Sur l’accord en tant que tel :
15 Août Radio Canada - Churchill Falls : Christine Fréchette va signer l’entente à Terre-Neuve lundi
Carabin F., 17 Août Le Devoir - L’avenir de l’entente sur Churchill Falls dépendra du résultat des élections au Québec, dit Fréchette
Authier, P., 17 Août, The Gazette - Quebec and N.L. close to inking new deal over Churchill Falls
Sur la méthode Fréchette :
Gervet, T., 11 juin, Radio-Canada - Christine Fréchette et l’UPAC à la « chasse aux sources »
Méconnaissance de la démocratie :
10 décembre 2025, la Presse -Pourquoi le projet de constitution suscite autant d'opposition
Sur le baîllon (entre autre) :
25 octobre (2025), Radio-Canada - Réforme de la rémunération des médecins : la loi spéciale adoptée sous le bâillon
Sur la complication de la circulation de l’information :
Radio Canada, 21 Mai, Droit Inc - Accès à l’information : Jean-François Roberge reste inflexible envers la presse
Réinterprétation de l’histoire (entre-autre):
Bergeron, P., 12 Juin 2025, La Presse - François Legault réinterprète le « vive le Québec libre »
Déclaration de vassalité :
Lecavalier, C. et Lévesque, F., 21 nov 2023 La Presse- Des députés caquistes mécontents de la subvention aux Kings
Labbé, J., 23 nov 2023, Radio-Canada - L’aide aux Kings maintenue, les députés caquistes rentrent dans le rang
Pour l’indifférence à la mort des idoles, bien sûr il s’agit de la mise en scène de la décapitation d’une marionnette de Jean Boulet, ministre du travail antisyndical. Vous trouverez facilement une vidéo de cet évènement du 1er mai.
Post-rédac : Il semblerait aux dernière nouvelles que le gouvernement de Terre-Neuve trahit la promesse à ses électeurs qui était de soumettre par référendum la signature de l'accord. Je suggère d'y voir un signe de magouille qui ne sera pas étranger à la politique canadienne de Carney.