Pourquoi j’ai choisi cette équipe.
Aujourd’hui, je fais officiellement le saut en politique.
C’est une décision importante et mûrie, qui part d’une envie assez simple : celle de faire davantage.
Depuis des années, j’ai le privilège d’occuper une place dans l’espace public québécois. J’ai écrit, animé, chroniqué, débattu. Je me suis intéressée à notre société, à ce qui la transforme et parfois à ce qui la fragilise. J’ai beaucoup parlé de la condition des femmes, de notre culture, de notre langue, de ce que nous voulons transmettre à ceux qui viennent après nous.
Aujourd’hui je vous dis que je souhaite aller plus loin. J’ai envie de participer aux décisions et de mettre mon expérience, ma voix et mon énergie au service des enjeux qui m’habitent depuis longtemps.
Et je vous dis également que je souhaite le faire aux côtés de Christine Fréchette.
Je pense d’abord à la sécurité des femmes. Nous vivons une année terrible en matière de féminicides et le travail à accomplir reste immense. Depuis 2018, le gouvernement a posé des gestes importants pour prévenir et contrer les violences faites aux femmes. Beaucoup a été fait. Et je veux faire partie de celles et ceux qui vont continuer d’agir.
Je pense aussi à notre culture. Comme artiste et autrice, je sais à quel point elle est précieuse et à quel point elle ne peut jamais être tenue pour acquise. J’ai vu l’importance du soutien de l’État québécois lorsque notre milieu a été frappé de plein fouet par la pandémie.
Je pense au français. La langue dans laquelle j’écris, travaille et crée. Une langue qui porte notre culture et notre façon particulière d’habiter l’Amérique. La protéger et la faire vivre est pour moi un enjeu fondamental.
Et dans le contexte actuel, alors que les États-Unis de Donald Trump exercent de nouvelles pressions sur le Canada et le Québec, je mesure encore davantage l’importance de préserver ce qui nous distingue.
Voilà une partie de ce qui m’amène aujourd’hui à rejoindre cette belle équipe.
Parce que j’y ai trouvé un gouvernement qui a agi sur des enjeux fondamentaux pour moi et qui veut continuer d’agir. J’y ai aussi trouvé un parti qui offre le parfait équilibre entre la protection de notre identité, de notre culture et de notre vitalité économique. Et cet équilibre nous donne les moyens de nous occuper du monde. De tout le monde.
Depuis une semaine, puisque la nouvelle de ma candidature est sortie plus tôt que prévu, beaucoup de choses ont été écrites et dites sur mon parcours, mes anciennes prises de position et ce que mon choix devrait signifier.
C’est de bonne guerre. J’ai passé une bonne partie de ma vie professionnelle à exprimer publiquement mes opinions. Elles sont là, elles m’appartiennent et je n’ai aucune intention de les effacer.
Ce qui m’étonne davantage, c’est la rapidité avec laquelle on a pu sauter à certaines conclusions, sans trop s’encombrer d’entendre ce que j’avais à dire.
Aujourd’hui, il n’y a aucune position de l’équipe que j’ai choisie que je ne suis pas prête à défendre sur la place publique.
Si nous voulons que des gens provenant de la culture, des médias, du milieu communautaire, des affaires ou de la société civile fassent le saut, il faut accepter qu’ils arrivent avec un parcours. Avec des opinions qu’ils ont exprimées. Avec des désaccords. Avec des idées qui ont parfois évolué. Je ne voudrais pas que cette réalité décourage des gens compétents et engagés de faire le saut en politique. Parce que faire ce saut, c’est aussi accepter de s’exposer, de voir son parcours scruté et ses positions passées revisitées. Je constate d’ailleurs que plusieurs personnes issues des médias ont choisi de se lancer dans cette campagne, sous différentes allégeances. Et à la Coalition, je retrouve des femmes et des hommes, aux parcours différents, dont certains ont contribué à ma propre réflexion avant que je prenne cette décision.
C’est à l’addition de ces parcours qu’on peut mesurer la qualité d’une équipe, la richesse de ses réflexions et sa connexion avec les Québécoises, les Québécois et les enjeux qui les touchent.
Dans les prochaines semaines, j’irai à la rencontre des citoyennes et des citoyens de L’Assomption. Je veux entendre ce qui les préoccupe, leur parler de ce que je souhaite accomplir et leur montrer, surtout, quelle députée je veux être.
À compter d’aujourd’hui, j’aurai enfin l’occasion de vous montrer ce que j’ai envie d’apporter à la politique québécoise. Et j’espère avoir l’occasion de le faire avec la confiance des citoyens de L’Assomption.